EXAMENS
FONCTIONNELS

Remarques

La stimulation surrénale avec l’ACTH exogène conduit à une libération marquée de cortisol s’il existe des réserves de fonctionnement. Une libération renforcée des précurseurs biochimiques correspondants a lieu en cas de perturbations de la synthèse stéroïdienne.

 

Indication

  • Exclusion/dépistage d'une insuffisance surrénale
  • Dépistage d'un déficit hétérozygote en 21-hydroxylase
  • Dépistage d'autres défauts de la biosynthèse stéroïdienne
  • Suspicion de Syndrome génito-surrénalien (SGS)

 

Marche à suivre

  1. Le matin à 08h00 premier prélèvement sanguin à jeun pour la valeur basale
  2. Injection par voie intraveineuse de 1 μg (resp. 250 μg) de synacthène
  3. Nouveau prélèvement sanguin au bout de 30 minutes et 60 minutes le cas échéant.

Chez les femmes en âge de procréer, le test doit être réalisé dans la phase folliculaire.

 

Analyses

Cortisol basal, 30 minutes, 60 minutes
17-hydroxyprogestérone basal, 30 minutes

 

Interprétation test court a l'acth

Cortisol

  • Le cortisol devrait augmenter lors du test à 250 μg au bout de 30’ ou au bout de 60 min. > 550 nmol/l
  • Hausse excessive en cas de maladie de Cushing
  • Valeur de départ diminuée mais hausse détectable et réduite en cas d'insuffisance surrénale secondaire
  • Pas de hausse en cas de traitement à long terme aux corticoïdes après une surrénalectomie bilatérale et dans la maladie d'Addison
  • En cas de déficit en 21-hydroxylase, hausse réduite de cortisol

 

17-Hydroxyprogesteron

Une hausse de la 17-OH-progestérone de plus de 8 nmol/l est un signe de SGS.

 

Références

Thomas L. Hypophysenfunktion. In: Thomas L (directeur de publication): Labor und Diagnose. TH Books Verlagsgesellschaft mbH, Frankfurt/Main 8e édition. p 1782; 2012.

Remarques

La dexaméthasone exogène supprime, sans modifier le circuit normal, la sécrétion de CRH et de ACTH et ainsi la production endogène de stéroïde. Il s’ensuit une chute de la concentration du cortisol. Dans le syndrome de Cushing, la libération de cortisol ne peut être supprimée.

 

Indication

Pour diagnostiquer le syndrome de Cushing

 

Marche à suivre

  1. Premier prélèvement sanguin à jeun à 08h00
  2. 1 à 2 mg de dexaméthasone par os à 23h00 le même jour
  3. Le lendemain matin, prélèvement sanguin à jeun à 08h00
  4. Déterminer le cortisol dans les deux échantillons

 

Analyses

Cortisol

 

Interprétation

Une chute du cortisol dans le sérum à < 96 nmol/l en cas d'administration de 2 mg de dexaméthasone p.o. indique une suppression normale d'ACTH/cortisol.

 

Références

Thomas L. Hypophysenfunktion. In: Thomas L (directeur de publication): Labor und Diagnose. TH Books Verlagsgesellschaft mbH, Frankfurt/Main 8e édition. p 1783; 2012.

Synonyme

Test de stimulation au glucagon

 

Principe

Le glucagon induit la sécrétion contre-régulatrice maximale d'insuline et de C-peptide.

 

Indication

Evaluation de l'activité sécrétoire encore présente des cellules B, par ex. pour établir l'indication du traitement par insuline ou en cas de suspicion d'insulinome.

 

Médicament

GlucaGen 1 mg (Glucagon, Novo Nordisk)

Le patient devrait avoir une alimentation riche en hydrates de carbone au moins 3 jours avant le test et jeûner 8 heures avant le début du test.

MÉDICAMENT CHRONOLOGIE UNITÉ DE MESURE/REMARQUE
  -8 heures Jeûne
Prélèvement sanguin -5 min. Insuline, C-peptide, glucose
Injection 0 min. Injection de 1 mg de glucagon dans 10 ml de NaCl à 0,9%, lentement par voie intraveineuse
Prélèvement sanguin au bout de 1 min. Insuline, C-peptide, glucose
  au bout de 5 min. Insuline, C-peptide, glucose
  au bout de 10 min. Insuline, C-peptide, glucose
  au bout de 15 min. Insuline, C-peptide, glucose
  au bout de 30 min. Insuline, C-peptide, glucose

 

Evaluation

La sensibilité diagnostique du test par rapport à un insulinome est comprise entre 50 et 80% à partir d'une hausse d'insuline > 100 mIU/l (C-peptide stimulé 900 à 1900 pmol/l).

 

Références

Thomas L. Kohlenhydratstoffwechsel. In: Thomas L (directeur de publication): Labor und Diagnose. TH Books Verlagsgesellschaft mbH, Frankfurt/Main 8e édition. p 244; 2012.

Remarques

Le patient doit être informé qu'il doit rester dans le cabinet durant 120 minutes étantdonné que tout type d’effort est susceptible d’influencer la valeur. Boire peu d’eau. Tous les prélèvements sanguins doivent être capillaires ou veineux (les prélèvements sanguins veineux sont recommandés). Pour le dépistage du diabète gestationnel, voir la marche à suivre dédiée.

 

Indication

Dépistage du (pré-) diabète

 

Marche à suivre

  1. Première prise de sang (utiliser un tube avec un inhibiteur de glycolyse, par exemple du fluorure ou du glucoEXACT) pour déterminer la valeur à jeun après douze heures sans avoir mangé. Etiquette « à jeun » sur les tubes.
  2. Administration de 75 g de glucose dilués dans 300 ml d’eau ; à boire dans les 5 minutes
  3. Une, voire deux autres prises de sang après 60 et 120 minutes respectivement.
    Etiquette « 60 min » ou « 120 min » sur les tubes.
  4. Le taux plasmatique de glucose est déterminé au laboratoire

 

Interpretation

Une valeur augmentée suffit à poser le diagnostic.

  à jeun 2 heures
Diabète > 7,0 > 11.1 mmol/l
IGT – intolérance au glucose (prédiabète) 5,7 – 7,0 7,8 – 11,1 mmol/l
Normal < 5,7 < 7,8 mmol/l

 

Remarque concernant l'interprétation : l'analyse à 60 minutes n'est pas absolument nécessaire pour le diagnostic d'un état prédiabétique. Mais en tant que paramètre de mesure au laboratoire, on y applique les mêmes exigences que pour le test de dépistage du diabète gestationnel.


Références

Thomas L. Kohlenhydratstoffwechsel. In: Thomas L (directeur de publication): Labor und Diagnose. TH Books Verlagsgesellschaft mbH, Frankfurt/Main 8e édition. p 232 et suiv.; 2012.

Indication

Dépistage du diabète gestationnel

 

Marche à suivre

  • L’alimentation et l’activité physique doivent être habituelles dans les jours qui précèdent le test.
  • Réaliser le dépistage entre 24 0/7 et 28 0/7 semaines de grossesse avec un test de charge à 75 g de glucose dissous dans 3 dl d’eau ou de thé, ajouter du jus de citron au besoin.
  • A absorber en cinq minutes.
  • Respecter un jeûne d’au moins huit heures (ne pas manger, ne consommer ni café, ni thé, ne pas fumer), l’absorption d’un verre d'eau est possible.
  • Il est impératif de procéder à un prélèvement sanguin veineux
  • Analyse au laboratoire ou avec un analyseur mobile référencé sur plasma.
  • Le test doit être interrompu en cas de vomissement.
  • Durant les deux heures que dure le test, la patiente doit rester en position assise ou allongée, sans manger, ni boire, ni fumer.

 

Une valeur augmentée suffit à poser le diagnostic.

à jeun (veineux) : ≥ 5.1 mmol/l
1 heure (veineux, après le début de l’ingestion) : ≥10.0 mmol/l
2 heures (veineux, après le début de l’ingestion) : ≥ 8.5 mmol/l

 

Références

Nous renvoyons à l’Avis d’expert n° 37 de « Gynécologie suisse » SGGG du 01.06.2011 et aux « Standards of Medical Care in Diabetes 2018 (ADA) ». Diabetes Care 2018; 41 (Suppl.1): p. 13-27.

Remarques

Diagnostic de la mauvaise digestion du lactose.

Tous les prélèvements sanguins doivent être capillaires ou tous les prélèvements sanguins doivent être veineux (les prélèvements sanguins veineux sont recommandés). Le patient doit rester pendant toute la durée de l'examen dans le laboratoire, il peut présenter d'importants ballonnements, des crampes abdominales et des diarrhées. Les troubles du patient sont saisis comme des informations cliniques.

 

Marche à suivre

  1. Prélèvement sanguin (utiliser des tubes avec inhibiteur de glycolyse (par ex. fl uor, glucoEXACT) pour déterminer la valeur à jeun après un jeûne de 12 heures. Etiquette « à jeun » sur les tubes.
  2. Administration de 25 g de lactose dilués dans 300 ml d’eau ; boire dans les 5 minutes (chez les enfants, administrer 2 g de lactose par kg de poids corporel et max. 50 g).
  3. Une fois que le patient a bu la solution à base de lactose, nouvelle prise de sang après 30, 60, 90 et 120 minutes. Etiquettes « 30 min. », « 60 min .», « 90 min. » et « 120 min. » sur les tubes.
  4. En laboratoire, on détermine le taux de glucose libéré après clivage enzymatique du lactose.
  5. Les troubles tels que les ballonnements, douleurs abdominales ou diarrhées sont  consignés dans un protocole avec indication de l’heure et joints à l’ordre.

 

Interprétation

En cas d’augmentation de la glycémie dans le sang veineux de 20 mg/dl (1,11 mmol/l) audessus de la valeur de départ basale, on considère que le clivage du lactose est suffi sant et est résorbé. Dans le sang capillaire, cette augmentation doit être au moins de 25 mg/dl (1,39 mmol/l). Toutefois, ce test n’offre pas une fiabilité totale, ni de spécifi cité, si bien qu’en cas de résultat peu plausible, il sera nécessaire de procéder à des analyses complémentaires. Il est recommandé d’effectuer un test respiratoire à l’H2 dans notre laboratoire en ambulatoire. Il est aussi possible de procéder à un test génétique n’étant cependant pas systématiquement pris en charge par l’assurance obligatoire des soins (AOS) mais uniquement après prise en charge accordée.

D’autres formes d’intolérance aux produits laitiers sont à distinguer de l’intolérance au lactose par un diagnostic différentiel. Une partie des patients examinés présentant un test de charge en lactose normal rapportent des troubles cliniques marqués après absorption de lait.

 

Autres possibilités

  • Test génétique d’intolérance au lactose (1 tube pour le sang EDTA ; ne fait pas partie des prestations obligatoires de l’AOS)
  • Test respiratoire à l’H2 au lactose (uniquement possible en ambulatoire au laboratoire Dr Risch sur rendez-vous)

 

Références

Lembcke B. Lactosetoleranz-Test. In: Thomas L (directeur de publication): Labor und Diagnose. TH Books Verlagsgesellschaft mbH, Frankfurt/Main 8e édition p. 770 et suiv. (2012)